Anniversaire – Les 20 ans de mon premier poème géant

Patrick Huet écrivant son premier poème géant.

L’année 2003 a marqué un grand pas dans l’évolution de mon écriture poétique. Depuis longtemps, j’en avais rêvé, composer un poème aux dimensions géantes. Je m’étais fixé sur cinquante mètres, juste comme cela, parce que le chiffre était rond et qu’il paraissait gigantesque à mes yeux.

Et c’est vrai qu’à l’époque, il l’était.

Mais le composer chez moi, bloqué entre les quatre murs de mon domicile, c’était impensable. C’était trop limité à ma propre personne. J’avais besoin d’espace… et de la présence des autres.

Toutefois, trouver un lieu adéquat ne fut pas aussi aisé que je l’avais escompté.

Déjà écrire au-dehors (sur les berges du Rhône ou de la Saône, par exemple) bien que ne demandant aucune autorisation spécifique, n’était pas une bonne idée. Une averse (ou même une pluie fine) aurait mis à mal mon support (du tissu certes, mais on ne pouvait écrire sur un tissu trempé). Le vent pouvait tout faire s’envoler, la poussière s’agglutiner.

Pour travailler à l’aise, sans souci de la météo, il me fallait un lieu couvert.

Durant l’année 2002, je contactais différentes structures (musées, etc.). Aucune démarche n’aboutit. Puis une inspiration me fit appeler le directeur du centre commercial Saint-Genis 2 (à Saint-Genis-Laval, près de Lyon) qui possédait une immense galerie centrale. Il fut enchanté par le projet et à l’issue d’un rendez-vous, nous convinrent d’une date pour réaliser ce record qui me tenait tant à coeur : le printemps des poètes de l’année suivante, en mars 2003.

Nous étions fin 2002.

Mon objectif d’alors, parvenir, en l’espace d’une semaine, à écrire un poème qui atteigne les 50 mètres de long.

Lorsque je m’attablais à mon oeuvre, rien n’était certain. Je n’avais jamais composé un poème d’une telle dimension, et encore moins dans un espace de temps bien délimité.

Je n’envisageais pas d’écrire au hasard sans but précis, mais de canaliser mon inspiration sur le thème de l’aventure, ce qui cadrait bien avec ma propre expérience, puisque j’avais longé entièrement à pied le Rhône (en 1998) et la Saône quelques mois auparavant.

J’avais désormais le titre, ce serait : sur les chemins de l’aventure.

Ne restait plus qu’à se lancer dans l’écriture.

Afin de rendre mon action plus proche du public, et afin que l’on voit voit bien que le poème était rédigé sur le vif, en direct, et non pas écrit au préalable et recopié discrètement, le public pouvait intervenir et me soumettre un mot que je devais utiliser, non pas dans le corps du texte, mais comme rime à la fin des vers. Ce qui était autrement plus difficile. Certains m’ont soumis des mots particulièrement insolites tels que : loque.

Ce qui ressortait de cette semaine d’écriture c’était l’incroyable effervescence qu’elle suscita parmi le public.

L’effervescence avait aussi gagné les médias. Passage dans l’émission sur Europe 1 dans l’émission de Laurent Ruquier, passage en direct aussi dans l’émission Les Grosses Têtes animée alors par Philippe Bouvard. Sans parler des reportages dans la presse locale, le Progrès de Lyon, France 3…

J’ai eu la chance également de composer un double vers en direct sur Europe 1.

En effet, Laurent Ruquier ayant su que j’avais prévu un petit jeu avec le public où chacun pouvait me proposer un mot, souhaita lui aussi y participer. Il m’appela en direct à l’antenne pour converser un moment puis demanda à la journaliste Christine Ockrent, présente ce jour-là, de me soumettre un mot. Et comme nous étions dans une émission humoristique, pour conserver une ambiance bon enfant, elle me proposa le mot « andouille ». A moi, dès lors, de l’intégrer dans la suite de mon poème.

Et c’est ainsi que je composais à voix haute (et en direct bien sûr) les deux vers en question, faisant rimer « andouille » avec « grenouille », toujours pour garder la pétillance de cette émission humoristique.

Un moment d’adrénaline, mais aussi de grande joie.

Au fil des heures, le poème s’allongeait.

Je ne rédigeais pas sur du papier, mais sur du tissu. J’avais acquis auparavant, un énorme rouleau de tissu de tissu de 80 mètres de long que j’avais installé dans la galerie et que je déroulais au fur et à mesure de mon écriture.

Quand le samedi clôtura mon initiative et que je mis un point final à mon poème, un petit groupe m’accompagna pour la prise des mesures.

Il mesurait exactement 66 mètres et 30 centimètres de long !

J’éclatais de joie. J’avais non seulement atteint mon objectif, mais je l’avais complètement dépassé.

Ce fut un des moments les plus merveilleux que j’ai vécus.

Ce poème a fait l’objet d’une publication sous le titre initial : Sur les chemins de l’aventure.

Poème géant sur les chemins de l'aventure.

On peut l’acquérir soit à mon domicile soit auprès d’une librairie ou d’une plateforme en ligne, notamment à cette adresse : Aventure.

Etant rédigé sur du tissu, il peut aisément être exposé en tous lieux et adopter la forme et les courbes de l’endroit. Pour toute information, voici mes coordonnées : Patrick Huet : 04 78 03 22 36 / 06 99 71 69 69

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